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Les dernières vendanges
Tu t’éveilleras comme chaque matin,
Ecorchant tes pauvre os de gestes,
Et tes bras où se perdent tes mains
S’occuperont mollement du reste.
Tes yeux maquillés de tristesse
Charriant des joies anciennes
Chercheront au travers des persiennes
Le jour qui vient sans peine.
Et le silence encore solitaire
Que tu auras si souvent rompu
Parce que ta vie ne voulait se taire
T’amènera dans des jardin jadis aperçus.
Tu oublieras les blessures du temps
Quand elles venaient te tourmenter,
Et les tristes printemps
Trop vite emportés.
Tu entendras des mot d’une autre douceur
Et le jour n’aura plus d’importance,
Tu n’entendras plus battre ton cœur
Car résonneront tous les tambours de ton enfance.
Et jailliront d’éphémères larmes
Caressant tes tempes grises,
Elle s’échoueront sur le lit de ton âme
Quand ta vie ne sera plus promise.
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