|
Pour
Toi
Qui soulevais
Le corsage rose
De ma bien aimée
Et
Permettais
A mon audace
De contempler les grains noirs
Couronnant le bout de son sein gauche
Ce jour là
Pour
Toi
Qui secouais
La sagesse de ses yeux vifs, et ronds
Délaissant une couche d'eau chaude quasi sèche
A leurs extrémités plissées
Et
Laissais aux miens
Brouillés, et tapageurs
De savourer le suc vivifiiant
De leurs cillements tendres, et sains
Pour
Toi
Qui la faisais voler
Sur la pointe des pieds
Semblable à un papillon
SEmblable à une page vierge
Tendue sous la brise poétique des mots
Jusqu'à me faire frémir de rires, de joies, et d'envie
Jusqu'à me faire craquer les doigts
Trembler les jambes
O
Pour
Toi
Je tends mes fleurs
Mes voeux d'affection et d'amour
Pour toujours
Frantz Lebeau
|