|
J'inonderai mes nuits de chagrin.
Mes yeux resteront ouverts jusqu'au matin.
Dans l'eau de leur fontaine, je les verrai se noyer,
La fin commencera sans se voir de près .
J'irai ensuite retrouver au fond d'un puits
Cette eau pure qui lavera les taches,
Toutes celles qui depuis le début de ma vie
Se sont installées, agrandies,incrustées sans relâche.
Attirée par le mouvement de la rivière
Dont le courant murmure sur les cailloux,
Je me laisserai bercer par cette musique d'eau et de pierres:
Douceur de vie sur terre pour ceux qui méditent sur tout .
Rivières ondulantes, rivières frissonnantes
Vous rejoindrez le fleuve
Qui dans ses bras vous accueillera
Et déversera dans la mer de larmes
Vos eaux douces venues de lointains ailleurs.
J'assisterai sur la plage à cette étrange union
Où courants , remous et tourbillons
M'attireront pour un ultime rendez-vous.
J'irai alors me rouler dans ces couvertures d'écume
Et les vagues, inlassablement, m'emporteront loin de tout.
|