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Siffle merle joyeux
Siffle, merle joyeux, sur les cimes,
Répand ton chant d’amour
Sur les coteaux où l’ombre voisine
anime la douceur du jour.
Insouciante mélodie si pure
Appelant l’éternelle clarté,
Eclose d’une pale froidure,
D’un hiver venté.
Siffle par dessus les clochers
Qui rythment nos saisons,
Au delà des routes qui vont s’évader,
Au delà de nos maisons.
Ton oeil scintille, vif, malin,
Sur ton plumage noir nacré,
se voilant à peine de l’ombre des fusains
Où tu viens musarder.
Siffle puisqu’il est temps,
Célèbre les noces
Avant que ne frissonne le printemps,
Avant que les frimas ne te rossent.
Eveille les pétales humides
Courbés sur leur cœur,
Emmène les au jour timide
Chasser la rosée des fleurs.
Dédié à Dago Laborel en remerciement de ses commentaires.
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