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"L'enfer, c'est les autres"
Jean Paul Sartre, Huis-clos.
Dans l'enfer de la solitude
Dans la grisaille de la vieillesse
Dans le fossé de l'incertitude
Dans l'impuissance de la faiblesse
Devant les maladies incurables
Devant la logique de l'intolérance
Devant les obstacles incontournables
Devant la fin de l'espérance
Face à toutes les guerres du monde
Face à tous les génocides
Face à l'esclavage immonde
Face à cette jeunesse qui se suicide
Au milieu du vice et du crime
Au milieu de la déchéance orchestrée
Au milieu du chaos ultime
Au milieu de la liberté séquestrée
Quand on succombe à sa peur
Quand on ne s'entend plus penser
Quand on se soumet à son malheur
Quand on s'avoue dépassé
Lorsqu'on n'entend que le son du cor
Du fond de cette jungle de déraison
Qui dit que tout le monde a tord
Et qu'on est le seul à avoir raison
De cet enfer de l'incompréhension
Devant l'ego qui s'installe et se vautre
Face à cette totale aberration
Le paradis, mes amis, c'est les autres.
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