|

Notre jardin
Sur ce rude éboulis de débris de carrière
Le calcaire grisâtre à l'argile est mêlé.
Seuls le viorne, le pin, le romarin bleuté
Arrivent à tirer un peu d'eau de la pierre !
Quand nous plantons un arbre il faut d'abord creuser
Un trou démesuré au coeur de la caillasse
Que l'on bourre de terre et de vieilles godasses
Pour que trois gouttes d'eau puissent s'y conserver !
Un amandier chétif y vécut vingt années
Développant un tronc pas plus gros que mon doigt !
Il est trop chaud l'été, l'hiver il est trop froid
Mais à chaque printemps poussent les Orchidées !
L'écureuil fait son nid aux branchages des pins,
Enfants, petits enfants, viennent s'y délasser,
Nos chats, sans trop d'ardeur, essayent d'y chasser
Et, sous ce tertre bas, repose notre chien.
|