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De l’air !
Tu es l’intangible icône
D’une sérénité parfaite…
Posées sur tes yeux clos,
Tes paupières tressautent
Au rythme de tes rêves
Que je devine doux…
Ton corps abandonné, nu,
S’offre à mon regard avide.
Mais je n’ose troubler
La fraîcheur de ta peau…
Mes mains s’approchent, fébriles,
Suivent en l’effleurant
La courbe de ton sein,
Caressent sans le toucher
Ton ventre rebondi
Puis longent avec envie
La courbure d’une cuisse
Fuyant l’entrée secrète
De ton jardin d’Eden…
Un soupir s’échappe
De tes lèvres pulpeuses
Telle une note volée
Au livret d’un grand maître
Un frémissement parcourt
Ton visage endormi
Comme si tu sentais
La chaleur de mon trouble
Un filet d’air frais
S’engouffre par la fenêtre
Ouverte sur une nuit d’été…
Partageant mon émoi,
Il survole ton corps
Et ta peau sous son souffle
S’abandonne conquise
En frissonnant d’aise
A toutes ses caresses…
Jaloux, je le rends à sa nuit
Et retourne à la mienne
En maudissant les Dieux
Qui ne m’ont point fait brise…
Naej mai 2007
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=naej
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