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Toutes les douleurs
Toutes les douleurs qui font un homme
N’y pourront rien
Car dans mes langueurs je me donne
En leur sein
Et dans la complainte de mon espace
Se ravive le chant éternel
De tout ce qui vit et m’enlace
Quand, du désespoir, je chancelle.
Au revoir, toi l’étranger
Qui m’a doucement souri,
Ton sourire fut une éternité
Là où nos pas ont fini.
Quelle douleur fut la plus sage
Sous un ciel gris et bas,
Dans un berceau dépouillé et sage
Aux portes souillées dans le fracas.
O ! quelle douleur m’a appris
A aimer l’infinie lumière,
Celle qui retint ma vie,
Allongé sur un chemin de fer.
Mes douleurs ont ravivé mon cœur.
O ! qui sait, si je n’avais point souffert
Quand tout finit et meurt,
Si ma tristesse aurait fini par se taire.
Qui sait si les lumières pales, à l’infini,
Crucifiant mon crane rassasié,
Ne m’ont pas tenu debout et nourri
Quand ma tristesse fut si pressée.
Le matin se lève encore dans la torpeur,
Nourrissant l’éphémère,
Il Vient chahuter en mon cœur
Un flot d’images douces et amères.
O ! douleur,douleur, dis moi, dis moi
Si dans mes larmes anciennes
Quelques souvenirs s’y noient
Pour calmer ma peine.
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