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En ces souvenirs déçus et épuisés
Les ruines peuvent encore s'effondrer
Sur les pierres recouvertes de végetation...
On a même vu les cendres reprendre leur combustion...
Tout peut arriver
Tout...
Alors...
Après avoir fréquenté les recoins obscurs
Parcouru les terres mortes des pensées
Il y a comme un cauchemar insensé
Une nuit sans fin, qui jouit de morsures
De peines et de douleurs incrustées
A l'éternel recommencement
Aux abysses sinistres de solitude
L'encre se répand une fois de plus
Jusqu'au songe d'une silhouette éloignée...
En ces souvenirs déchus, lassés
Les ruines se sont une fois de plus
Effritées jusqu'au néant, jusqu'a poussière
Jusqu'a plus rien, jusqu'a plus d'air
Fatigué de courir après l'étoile qui illumine l'obscurité
Malade d'avoir cru en cette improbable luminosité
Les plumes vont se charger d'une encre si noire
Que rien ne pourra transperçer mes ténèbres
Désolées, mornes et brûlantes de desespoir
J'ai essayé de toucher la lumière
J'ai inspiré un peu de son air
Je me suis retrouvé empoisonné
Par l'espoir de douces journées
Lassé
Sans plus de croyance
Pour les aubes rouges de nos étés
L'heure est au dépoussiérage des autels
Qui jadis virent la misanthropie trôner
Bien au-delà de ces blanches ailes...
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