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Et Chopin au vol de la nuit
Chopin encore au vol de la nuit,
Ce soir je ne dors pas,
O ! de mes rêve je m’ennuie,
Profond songe vient à moi.
Le ciel comblé de nuages est pressé,
Mais la nuit l’a embelli
Et la lune apportant quelque clarté
Lui semble être de bonne compagnie.
Une légère brise descendant du vallon
Caresse mon visage attentif,
Un cri de hulotte, ici et là, vagabond,
Se mêle aux chants de la mer sur les récifs.
Et Chopin au vol de la nuit,
Je n’ai plus envie de dormir.
Où vas tu, toi qui fuis,
Quelle aurore pourrait te retenir.
Je suis bien, tout n’est qu’apesanteur,
Songe éveillé, douceurs émiettées
Sur la nappe brune sans clameur
D’une nuit qui vient sur moi s’échouer.
Demain au petit jour et Chopin endormi,
L’albatros et le guêpier d’Afrique
Recommenceront leur ronde sans répit,
Enfouis dans leurs habitudes antiques.
J’attendrai de nouveau le soir dans la joie,
Apaisant et plein de promesses
Ainsi que ces oiseaux de nuit au vol de soie
Blanchis par la lune aux vagues caresses.
Chopin bercera encore mes songes,
Embellissant toute chose évanouie
Dans le soir indolent qui se prolonge,
Enveloppant les ombres à l’infini.
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