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Il écrit de ses mains souvent tremblantes
En écoutant, parfois, au prix d'un recul
La pluie aveugle, tâtonner.
Il regarde de ses yeux
Le seul rêve, qui un jour
Ait sû sans doute l'éveiller.
Il écoute du fond de ses oreilles
Les cris de l'oiseau de l'orage,
Qui perce la paume du vent.
Il touche du bout de ses doigts
La ride sourde du néant
Qui, vers le ciel, va et appelle.
Il écrit de ses mains vieillissantes,
Ce qu'il qualifie de poéme,
Mais qui n'est que sa faiblesse.
Il écrit l'anti-rêve
Car il ne rêve pas.
Il écrit la misère,
Qu'il ne connait pas.
Il découvre par ses sens
La vie!
Riche, aveuglante et dure.
Il découvre par ses sens,
Mais ne goûte pas
Mais ne goûte plus.
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