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Regardes ces sources qui jaillissent des rochers,
Dans lesquelles je lave mes pensées fatiguées.
Regardes l'eau vive qui glisse des glaciers,
Où j'éssore mon amertume aux aurores retrouvées.
Toi, le Poéte, regardes ma vie de plus près!
Comme l'eau des grottes, elle s'imprègne de nuit,
Et s'éffrite comme la mie de pain détrempée.
Toi, le Poéte, regardes de plus près qui je suis.
Regardes de plus près les raisins de la vigne
Où les grappes de mes pensées s'enivrent.
Regardes la treille, révélation particulière
Où j'y découvre une nouveauté de lumière.
Toi, le poéte, qui peut-être me liras
Regardes de plus près, mon coeur qui se raconte.
Toi, le poéte, regardes mais ne juges pas!
Car ma nuit infinie ne souffre d'aucune honte.
Regardes la fleur, au subtil parfum
Qui provoque les extases de mes matins
Quand l'aurore du renouveau, me tend la main
Et que le rayon de soleil étanche mes chagrins.
Regardes de plus près le bleu du ciel,
Il est mes yeux quand je m'éveille
Mais il est d'une modifiable apparence
Montrant que je suis vraiment l'inconstance.
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