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Sur
Une parcelle
De terre vidée
Reléguée hors de temps, et d'espace
Oubliée des yeux
Que l'on croyait à tout jamais
Veilleurs de grains, et d'espoir
Elle traÇait maladroitement sa marelle
Au charbon de bois creux
Elle
Qui s'appelait Fafane
De son nom de fillette
Intimait à son ombre
Le surnom de Fanie
Avec laquelle elle jouait inlassablement
Soleil qui la suplombait
Et, sincère dans son jeu, elle l'était grandement
Malgré la venue de la nuit
Qui l'effrayait presque
Elle, belle, pivotait
Semblable à une pluie
Dont la météo n'avait prévu la tombée
Et, qui s'appuyait déjà princièrement
Sur les feuilles un p'tit peu mortes
Pour les raviver enfin
Et, l'écho de sa voix aigue
Se mêlant au craquement de son corps chétif
Laissait présager cette joie intense qui la baignait
Mais
Personne, jusqu'à présent
Ne sait qui, d'entre elle et son ombre
Avait, effectivement, gagné la partie
Car, seulement, on l'entendait dire sans fin
Joue avec moi ma soeur, je t'en prie
Reste avec moi
Même s'il se fait noir ... comme nos corps
Joue avec moi, ma belle, encore
Frantz Le beau
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