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On dit que c’est un poète
Aux coins des quatre saisons
Il joue avec les mots,
Parfois à perdre raison,
Parfois mêlés de sanglots.
Il murmure avec les âmes
Des paradis imaginaires,
Et jusqu’aux portes des flammes,
De l’expiation, il espère.
Les lèvres des jeunes filles
Sont pour lui des boutons de roses,
Et leurs mains, quand elles se déshabillent,
Des oiseaux effleurant mille choses.
Il regarde souvent le ciel,
Et lentement voyage.
Son cœur a des ailes
Qui n’ont pas besoin de bagage.
Il parle au vent,
Chuchote à la terre
Ce qu’il reste d’un enfant,
Même au creux de l’hiver.
Il tutoie la mort
Comme une amie,
Et si parfois il l’implore
C’est pour qu’elle entende ses cris.
Il se nourrit du silence,
Comme l’esprit, de son cœur,
Et les mots qui parfois dansent
Chassent ses pleurs.
On dit que c’est un poète,
Un homme qui jamais ne guérit,
De sa vie qui se reflète
Dans le miroir de la vie.
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