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Quand à jamais mon corps, outragé par les ans,
N’aura plus que les songes, de ma vigueur d’antan,
Et qu’un brouillard sournois, me vaincra lentement,
Transformant mes pensées, en clichés noir et blanc
Quand mon ouie faillira, m’apportant la détresse,
De ne plus percevoir, tes paroles de tendresse,
Ces ultimes plaisirs, enrayant la tristesse,
D’avoir vécu si vite, nos moments d’allégresse
Quand il ne restera, que mon cœur vacillant,
Usé par les épreuves, lacéré par le temps,
S’essoufflant à porter, mes membres flageolants,
Comme un char usagé, au bord de l’épuisement
Quand à jamais mon corps, vaincu par la vieillesse,
Par cet odieux chantage, de la nature traîtresse,
Ne jouira jamais plus, de ces moments d’ivresse,
Ces doux moments si brefs, d’une lointaine jeunesse
Quand mon corps éreinté, vers le soleil couchant,
N’aura d’autre plaisir, que d’être encore vivant,
Alors je m’en irais, vers d’autres firmaments,
Libéré de l’entrave, d’un joug avilissant
Apprenti Poète
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