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Et nos étoiles sont en pluie
Aux nuits des temps voguent des lunes
- Pâleurs furtives de l’oubli -
Au bord d’un ciel où, une à une
Des étoiles tombent en pluie ;
La terre inaugure le ciel
À l’horizon de ses destins…
Des enfants jouent, mangent du miel
Et l’homme s’en va son matin ;
La route est bleue, la route est belle
Aux reflets tendres des passions
Mais quelque part, quelqu’un appelle
Sans doute n’est ce qu’impression !
Dans les mutines escapades
Le cœur s’éprend de l’illusoire…
Puis la prairie où l’on s’évade
S’endeuille aux clartés provisoires
Des nuits des temps de vague-lune
- pâleurs furtives de l’oubli -
L’on est chacun, l’on est chacune
Et nos étoiles sont en pluie.
Alain Girard
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Au Clochard, mon frère
Et l’eau glisse et s’en va, sous le pont, le clochard
Dénués d’intérêt ses pas sous le ciel clair,
Comme des milliers d’hommes de rien ou pochards,
Sa vie à fait son tour et plus rien ne l’éclaire.
Aujourd’hui, çà et là, bien d’autres vont la route
Autrement qu’il est dit au sommet de vos fiefs,
Car vous n’avez, pour eux, pas eu le moindre doute
En les ayant laissés devenir S.D.F.
Vous roulez dans la paix et la sécurité
Parmi tous les déchets étalés alentour,
En nous prônant bien haut la belle Liberté,
Celle que nous avons chacun, là, tour à tour
Sous ces ponts où l’eau glisse et s’en va le clochard,
Lui que j’aime et qui rit de la misèr’ du monde
Posée par vos longs doigts sur ce siècle au pochoir
Puisque vous présidez et que, partout, abondent
Des milliers de clochards comme à ces petits jours
Où l’on voit l’eau glisser sous les ponts de la vie,
Où nul n’a vraiment cru le fraternel amour
Que vous prônez encor sans le moindre appétit.
Fuyez tant qu’il est temps, le clochard a ses lois,
Les hommes fatigués se tais’nt un instant bref
Car s’en viendra le jour où vous ne pourrez pas
Oublier, çà et là, l’ETRE-HUMAIN-S.D.F.
Alain Girard
http://poesie.webnet.fr/vospoemes/886/liste.html
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