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Depuis longtemps déjà (Pst)

le samedi 14 juillet 2007, à 21:54. Posté par COLLECTIF (auteur : Pst)





    Depuis longtemps déjà était la solitude
    Puis un jour, vint le texte.

    Avec la tendresse et des miséricordes, rien que du sentiment toujours inachevé.

    J’ai découvert un ange, païen, mais passionné, éloigné de mon sexe, qui couche dans ma tête et meurt en chaque phrase.

    J’en vibre de sa voix, des mots imaginaires, d'un instant de sa bouche qu’un silence m’envoie.

    Je sais de lui qu’un homme, est aussi une femme, et que la femme ne le sait pas...
    Et je sais vice-versa.

    Je suis comme nous sommes ; Humain !
    Humain comme un jouet à nos remparts, nos soleils inversés, l’angle félon d’un miroir...

    J’éclaire un présent de ma langue, mes spectres indécences narguant le fond de l’âme.
    Cette roulure en moi, qui suinte des plaisirs, un creusé d’inconscient, chiné dans son sommeil...

    Je suis le visionnaire de la première minute, qui suit la mort de tous les cygnes.
    Je n’écris pas… Je torche et j’éjacule de la syntaxe.
    Je suis de l’onanisme, en phrases dénudées, la triste d’équivalence...

    Cependant que l’unique dans son art, n’avance que de l’Art lui-même

    Les mots de tous mes maux, ne sont que la copie d’une longue agonie...

    Ma faculté de composer, reste qu’un art plagié au temporel, dans le cumul des lectures.
    La vaporeuse orgie de la mémoire et du savoir constitué...

    Un étalage manichéen de tous les manuscrits connus, avec leurs mots appris dans les livres et les bibles...

    Ainsi comme un auteur qui naît, je ne deviens que ce nouveau disciple, une copie de cent mille autres apôtres

    Un faux dieu démuni
    Un homme tout simplement… A la fois juge et créateur
    Idole de moi-même, avec ses secrets pour sentiment.

    Ah des secrets !
    Tous ces secrets qui n’en sont pas...
    Cette compilation du soi et du verbe paraître, qui rôde dans la tête jusqu’au bout des crayons.

    Seul le beau s’échange
    Il n’y a pas d’emprunts
    L’emprunt n’est plus l’emprunt

    Il est des solitudes contre la solitude, des phrases de relève.
    Il est l’incertitude remaniée d’œuvre en œuvre... Du rêve inachevé…
    Qu’un Acte poétique ! ! !

    Un acte sans les actes, qui donne bonne mine, en Maître Designer de l’indéfinissable misant sur l’esthétique.

    Combien est-il aisé de se parler de soi, de faire parler les choses, de se trouver des causes… Des peines, pour la rime….
    Et même des raisons, qui n’en sont pas vraiment...

    Comment dire sans trahir, ce que ces autres, ne savent pas décrire.
    Comment se contenter, de leurs balbutiements, de leurs désécritures.
    Comment faute de mieux… Se satisfaire… Sans dire ses secrets.

    Comment survivre, dites-le-moi, sans cette poésie, et qu’importe la rime.
    Qu’importe le poète.

    Et qu’importe son nom…




    Pst

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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
Michel (Signes de Vie) le dimanche 15 juillet 2007, à 14:37
Pst, oui, qu'importe son nom ... Bon dimanche, et amitié

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