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J'imagine
mon ongle sale
qui s'insinu
dans ce corps
qui a oublié
ce que veut dire
chaleur.
Toi tu transpires
dans ces draps sales,
tes vieux seins nus,
ce corps à corps
c'est comme
réveiller
une vieille douleur.
Cheveux
gras mélés, dans
la sueur
des masses empétrées,
jouissance factice,
haleine viciée.
Nos reflets absurdes
dans le double vitrage,
quand tu te mets
à compter,
les coups de boutoirs
desésperés.
J'imagine
tes ongles sales
ton vernis vetuste
tes yeux démaquillés
qui fixent sans chaleur
la tapisserie fade de nos
fantasmes sans couleur
C'est de pire en pire
et plus je râle
plus ce décor
me fait gerber
je t'entends rire
quand on remballe
piteux,
nos corps
insatisfaits.
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