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Les rats étaient nombreux à grignoter la terre,
De leurs petites dents, de leur obstination,
Tout bon à dévorer, c'était leur vocation,
Il ne restait plus rien après eux que la pierre.
Dans les mers les requins s'en donnaient à cœur joie,
Sourires exquis pervers, de cette dent qui croque,
Sans le moindre état d'âme, à vrai dire ils s'en moquent,
Du moment qu'ils remplissent leur ventre à chaque fois.
Les vautours dans le ciel regardaient le spectacle,
Fossoyeurs opportuns de combats à foison,
Ils ne prenaient en rien partie dans les raisons,
Mais ils se délectaient chaque fois des débâcles.
Et puis la bactérie, notre ancêtre lointain,
Qui faisait des enfants à n'en plus s'arrêter,
A l'abri des regards, beaucoup trop occupés,
Qui faisait son chemin, cela est bien certain.
Mais il y avait les chats, les chiens et les dauphins,
Le cheval majestueux, l’oiseau libre impétueux,
Des secrets pélagiques encore, et c'est tant mieux,
La nature est prolixe et vaste en ses desseins.
Et l'homme dans tout ça, qui va se rhabiller,
Plus royal que le lion, plus malin que le singe,
Plus prédateur encore, qui gonfle ses méninges,
Dans un monde magique qu'il s'acharne à piller.
Thème: "Les animaux"
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(Poème déplacé)
Vos commentaires :
Jim le samedi 10 avril 2004, à 16:33
Sans connivence aucune, ton bestiaire répond étrangement au mien, curieux ? Indépendamment, je le goûte.
Mariebleu le samedi 10 avril 2004, à 16:33
Bravo Michel. Ca me fait de la peine de penser que nous respectons si peu les bêtes. Sincèrement je crois que le jour où nous prendrons conscience de cette nécessité, le monde s'en portera bien mieux.
rosedor le dimanche 11 avril 2004, à 23:38
j'ai beaucoup aimé ! l'homme reste cher a lhomme il se perdra lui même!!
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http://www.youtube.com/watch?v=9lE23TKJUZU
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