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Si près, si proche de l'aube et de ses aurores
Si loin, si éloigné du soir et de ses crépuscules
Si doux, si silencieux dans la douceur de mes matins
Si féroce, si bruyant à l'approche de mes soirées,
Je me tresse un bonheur.
J'écris pour créer et pour parfaire
L'irréel imaginé par l'ivresse de mes rêves.
J'étale mes brumes décomposées;
Gachis de feuille et de papier!
Je charrie aux profondeurs de ma tête,
Semences d'idées, bonnes à féconder.
Qu'ils ne soient plus néant mes textes!
Ceux qui tressent le vrai bonheur;
Et qui me valent des louanges de mépris.
"Je ne veux plus des promesses trouées d'oubli"
"Je ne veux plus d'yeux moqueurs sur mes écrits".
Maintenand que j'ai éssuyé ma nuit
Qui tourmentait mes pensées jadis,
Je me tresse un bonheur.
Je veux que mes poémes fleurissent......;Sans crainte!
D'être foulés par les pieds du mépris.
Il faut que sans déception et sans leurre,
Je me tresse mon naissant bonheur.
Je veux mordre en pleine maturité
Dans les fruits de mes pensées.
J'aimerais que mes vieux horizons chavirent
D'un bloc, engloutissant mes soucis.
Il me semble que je puisse saisir ce but,
Celui de pouvoir écrire bien au delà des mots.
Je voudrais engendrer foule de nouvelles poésies,
Fuir les anciennes, enceintes de glaces et de brumes
Un soleil jaillira de mes hibernations poétiques
Me tressant un nouveau bonheur.
Le péssimisme dont s'habille mon être
Semble s'enfoncer au plus profond de mon passé.
Mais je dois encore courir pour échapper
Aux léttrés, ceux qui diffusent des ordres!
Je dois franchir le barrage de la raison!
Je dois oublier la cangrène misèreuse des nations!
Je dois oublier, c'est le prix de l'absolution!
C'est seulement à ce prix.....
Que se tresse le bonheur.
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