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Mon enfant

le jeudi 19 juillet 2007, à 21:55. Posté par Épervier


Mon enfant



Je suis tu sais, de ces parents qui galèrent
Ne sachant exprimer leurs sentiments
Je hais c’est vrai, les jours de jadis mes colères
Mes tempêtes en silence et le temps

Qui caresse aquilon ton regard toisant
Mes faiblesses et mes doutes, pourtant;

Gentil loupiot, sourire jouvenceau
Titubant le regard fort nouveau.
Des menottes, la gentillesse de vivre.
Quelques pas, un cœur en délire.

La force sublime de ta délicatesse
Le rire, le sourire, Ta gentillesse.

Mon enfant je ne veux pas
Que tu oublies ce grand amour
Mes sentiments suivent pas-à-pas
Depuis tes babillements à ce jour

Tes doutes et tes lassitudes
Toutes les embuches incertitudes

Je me souviens de ma petitesse.
A ce regard mielleux, la désinvolture.
je retiens tes douces faiblesses.
L'appel grandissant, ta droiture,

Le chemin à parcourir, la suffisance
Le pourquoi de continuer, la distance

Tu es venu quand s'enfuyait l'espoir
En faisant de ta mère une autre reine
Eclairant de ma vie l'ombre et noir
Tu colorises hier à jamais pour la peine.

Tu es un prince évinçant un roi,
Mais tu es toi, ma descendance, ma joie

Je suis la vie, la grandeur de mon destin.
Mes mains grandissent à l'aube d'un adulte.
Il y a refrain, le désir immense d'un lendemain.
Je parchemine, sagesse infinie d'un culte.

Parfois, j’étouffe mais j’active ma vie
Je souffle la dérive d’une main infinie.

Oui, mon enfant, et c'est ainsi, je t'aime
J'approuve la sagesse furieuse dans tes yeux
Comme une tendresse violente dans la haine
Mais j'ai peur dans ce monde où je suis vieux

Ne vois tu pas que le parchemin me désinscrit
Sauveras-tu mon essence par tant l’esprit ?

Mes pas arrivent vers une conclusion salutaire.
Je suis le passage, le soleil d'une vie.
Une suite logique sans oser me taire.
Le visage réjoui, la toile affaiblie.

La suite d’une émotion grandissante.
Se savoir, déroute l’âme charmante.

Fort-bien, mon fils, car englué par la soie
Je crains la sentence arachnéenne
L'espoir que tu me songes m’indique une voie
Mes plaisirs sont délicatesse antienne

L'ors je poétise sur ton amour feutré
Qui point ne lasse mon cœur frustré


Donc je partirai vers des horizons ensoleillés
Titubant légèrement en des gestes significatifs.
L'espoir, le divin désir, des rires stylés;
Le voile dégageant l'amour décisif.

J’allègerai mes sentiments aveuglés
Dans un perfectionnisme ensoleillé.

Tu partiras je le sais, décidé
Tu referas mes erreurs et copieras mes terreurs
Tu voudras même imposer tes idées
Tu toiseras le soleil sans la moindre pâleur

Et tutoieras la lune pour enjoindre son oracle
En lui parlant insomniaque, à la moindre débâcle


Que puis-je décider en un cœur dérouté?
Qui croire pour avancer dans la débâcle?
Je partage l'envie, le chemin décidé.
Qu'importe! Mon cœur est au pinacle.

Un désir immense à fleurir à chaque instant.
Je le désire d'une main d'enfant...

Lors par cette pensé je te rejoins
Tes décisions c’est décidé je les admets :
Tes sentiments m’embrassent et de loin
Je te suis pour précéder tes aguets

Je joue colin-maillard aveuglant la vie délétère
Je suis caillou en marelle ballotté entre ciel et terre.

Une ritournelle sans cesse répétée avec parcimonie.
Le carrefour s'étouffe dans une mélopée enchantée.
Je suis l'ombrage, l'image posément définie.
Un adieu à la vie, la jouissance arrêtée.

De l'insolence merveilleuse à continuer, douce routine.
Je suis ce que je suis, un routier, joie festine

Mon Enfant, mon enfance assassine ma vie
Ton berceau fut doré, le mien fut noir et déchiré
Exister encore m’apparaît contraire à l’envie :
Mon navire git sans voile sur un cœur chaviré !

Ô toi qui fais route sans souci que mon regard pâlit
Seras-tu quand viendra ma nuit, au chevet de mon lit…

N'aie crainte, un jour viendra l'espoir fleuri.
tu seras l'homme de demain, l'image incontestée.
Je guiderai ta main vers l'horizon décis.
Le rythme averti, la parole endiablée.

Dans un décor splendide pour l'éternité.
Guide ton esprit dans un accord enchanté.

Mon angoisse a peur d’un futur compromis
Ton langage ne peut exclure la promiscuité
Ma main tremble à dessiner cet azur promis
A peine le trait qu’un nuage interposé :

Un ange me prêterait une plume, que je décrive
Nul ne percevrait pour autant l’autre rive...

Il y a l'espoir désabusé malgré les turpitudes.
Là-bas, dans un lointain incertain, la simple vie.
Je digère mes idées traversant la quiétude.
Un soleil invitant, l'air salin, fausse utopie.

De la douceur grandiose, un besoin d'amour.
Une caresse gentille, l'enveloppe d'un velours


*épilogue*


Mon Enfant…C’est ainsi qu’ils inventent un voyage
Dans le livre : des mots ! Et là… Commune image
Des scribes gamins papillonnent une phrase
Duo dans l’univers sur une antonomase

Les sentiments pensés réécrivent l’histoire
Pour des âmes invitées au nouveau consistoire.

Je serai le présent de l'avenir inachevé.
Ma route te guide sans prétention.
tu fustiges mes pensées, l'adoré.
Un au revoir dans un silence, affection.

Que ton corps flotte dans l'immensité d'amour.
Les yeux fermés dans l'oubli, sensible discours

Ce poème de type néo contemporain libéré du rythme syllabaire à été écrit en mode DUO
Par André Epervier Labrosse et Robert thébyor Le DU

Référence, Robert Le Du :
http://universdespoetes.forumactif.com

Référence, Épervier :
http://epervierlepoete.iquebec.com

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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
lagrite le lundi 03 décembre 2007, à 17:01
Bravo mes sieurs...il faudra que jevous relise...

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