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J’ai le cœur en automne sous des paquets de brume
En égarant mes rêves dans des voies sans issues
J’ai épuisé sans joie mes quotas d’amertume
M’essoufflant en silence sur des corps presque nus.
Au détour d’une ligne, quelques maux en appât
-Qui était le pêcheur, qui sera le poison-
Une îlienne corsée sensible à mon émoi
A capturé mon âme en volant ma raison.
J’ai inventé des mots qui eurent l’heure de lui plaire
En laissant mon armure à ses rouillés mensonges
J’ai caressé sa joue par delà terre et mer
Les carat passent ainsi quand s’estompent les songes.
G alopades infinies sur des fils ephémères
W eb-réchures de l’esprit aux confins des frontières
E nvoies moi des bouées je me noie dans mes pleurs
N’y a-t-il point d’espoir…loin des yeux, près du cœur.
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