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Quand la haine se noue dans ton ventre,
Poignard sanglant,dégoulinant,
Tu ne cries même pas...
Car sous la pluie glacée
Versée par des nuages têtus,désespérants,
Tu crains d'être cette plage
Déserte,abandonnée ...
Plage souillée
Par la bêtise des hommes
Aux mains en couteaux maléfiques
Pendant que d'autres mains magnifiques
S'efforcent d'effacer
Le définitif angoissant
Qui se glisse en rampant
Sous les pavés du temps
Pierres sur les chemins
Petits cailloux furtifs
Sans arrêt trébuchants.
Quand la haine se noue dans ton ventre
Tu te sens vraiment au centre
De ta banalité.
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