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L'océan se rêve et se fait instable, mouvant,
Au grès des excès, humeurs aux éternels vents,
Laisser les chants embrûmer la portée des regards,
Comme on s'endort, lassé, aux bancs d'étranges gares...
Ailleurs et plus loin, mais jamais plus ici-bas,
Pour rêver le bonheur, s'en berçer d'illusions,
Pour étreindre un coeur, en faire jaillir un frisson,
Aux années lumières, voler, sans tomber plus bas...
Partir, divaguer, pour toucher l'heure qui ne passe,
Connaître l'absence de temps, sans que rien ne fasse,
Mourir les belles errances, tristes et glacées.
L'espace infini d'une Nuit, écrin de glace,
Connaître ces bouts de folie, que rien n'éfface,
Vous n'imaginez pas,
La beauté, la grâce et les parfums,
De cette Reine aux robes lacées.
Ma Nuit,
Je t'ai toujours laisser me berçer,
Et tu m'as toujours laisser t'aimer,
Je t'ai même sublimée, d'encres et de pensées,
Que les demains nous voient unis,
Alliances oxydées pour sceller le nid,
De nos accords d'ombres bannies.
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