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Ici, on redoute le noir, la nuit et l'obscur,
Comme gravés dans la pierre prétentieuse de notre culture,
On oublies même les pays où l'on s'unis en noir,
Héritage romain, ruines catholiques, tuant l'envie de voir...
Chaque enfant redoute les choses sous le lit,
Croque-mitaines et vampires qui dansent à la Nuit,
Pourtant rien de bien réel, fantasmes et hallucinations,
Mais à six ans, on y laisserais presque sa raison...
Ici, on change de trottoir devant l'inconnu, regard baissé,
Comme térrorisé par un bonheur que l'on n'ose imaginer,
Aimer la Nuit, se draper de ténèbres, s'y ressourcer,
Rien de malsain, sans prozac, juste pour se sentir bien...
Ivy, si tes nuits sont de mes mots illuminées,
Si tu ne t'y sens plus effrayée, sans toutes les lampes allumées,
Sans plus de peur pour les ombres errantes en ta chambrée,
Alors se sera pour moi, une étoile de plus au confins des nuitées.
Good night Ivy.
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