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Ronds d’aile d’hirondelle
La froidure oubliée,
Dans les prés reverdis
Règnent les floraisons.
Les arbres regarnis
Pépient à qui mieux-mieux.
Du voyage au long cours
Tu ramènes avec toi
Les pépiements ailés
Zébrant le bel azur
Et restaurant sa vie.
Ton absence disait
Combien tu emplis l’air.
Sous l’ardeur du soleil
D’infaillibles zigzags
Epinglent bien des proies
Pour toi et ta nichée
Qui bien avant longtemps
Volera à son tour,
Repeuplant notre ciel
De parcours gazouillants,
Et bâtira le nid
De son prochain printemps.
Pas un instant perdu,
Quel prodigieux chemin !
S’annonce ton départ
Vers cet autre chez toi
Là bas, après la mer,
Où l’astre chaud est roi
Et l’hiver accueillant.
Tes troupes réunies
Attendent impatiemment
Ce vent qui aidera
La fugue vers le sud,
Vers l’insecte vital.
Saison de transition
Saison de migrations
Voila là le morne hiver,
Ses lourds vols de corbeaux,
Et matins embrumés.
La nature endormie
Végète en grand secret
Prend forces pour demain,
Pour le prochain printemps
Ressort du nouvel an,
Le timide soleil
Mijote un beau retour.
L’hirondelle est bien loin
De ces transformations.
C.L 2007
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