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J'aimerais pouvoir écrire le vide, mais la vie l'emporte sur les mots. Le vide n'est plus, tout simplement. Tu es, je suis. Etre tout simplement, la plus belle chose au monde...après être venu, chez moi, et au monde, aussi, le monde, le nôtre nous ouvre ses bras, et pour un long temps, le temps nous appartient.
Le temps de se dire adieu entre deux grilles vertes, le temps d'un baiser nu sur le coin de tes yeux, toutes fenêtres ouvertes, au fond du jardin des coeurs-de-marie et des gerbes de fleurs bleues.
L'écluse, les lignes droites, le Rhin.Un galet qui ricoche du haut de ta main. Les bras du fleuve pleurent Lorelei, le chant de l'ondine s'est tû. Une embarcation légère s'éloigne,nous ne saurons jamais, s'ils sont revenus.
Le ciel gris témoigne,tu es bien parti,des gerbes d'eau inondent mon visage,sans retenue. Un mirage dessine une flèche, comme pour percer les nuages. Le téléphone retentit, j'esquisse un sourire, celui que tu connais.
Chrissette
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