|
Ma poésie à moi.
Ah! si vous savez tout ce qui se passe dans ma tête!
Tous les sons divins que me confie ma muse,
Les parfums, les couleurs qui animent ma fête
Et qui font tout ce qui me réjouit et m'amuse!
L'arôme du café qui bout sur le brasier
Me rappelle un temps que je n'ai pas su garder,
Un instant furtif fait de draps blancs et d'osier
Que ma mémoire nostalgique a brocardé.
Les parfums sacrés du thym et de la lavande
Me font revisiter mes paradis perdus,
Mes jardins de jadis d'oranges et d'amandes,
Mon Eden d'antan où rien n'était défendu.
L'odeur envoûtante du benjoin, de l'encens
Réveille les souvenirs heureux des soirs de fête,
Ces moments merveilleux où l'esprit et les sens,
En toute harmonie, se rient des tempêtes.
Le pain chaud sortant du vieux four de grand-mère
Avait la couleur du soleil et de la vie
Et ce goût si frais, si doux, celui du bonheur,
Cette sensation que les ans nous ont ravie.
Certains soirs, malgré le béton de la cité,
Un parfum de jasmin plane, mélancolique,
Fantôme des sens ou rêve d'éternité,
Au-dessus d'un monde de dormeurs amnésiques.
Les fleurs du citronnier qui ornait ma courette
Remplissent encore, le souvenir aidant,
Ma tête de senteurs de plaisir et de fête
Et de ce sentiment de bonheur abondant.
La symphonie divine des soirs d'hiver
Que m'offrait la pluie sur le toit modeste
De mon petit logis, de ma douce chaumière,
Ravissait mon coeur de mille notes célestes.
Ma poésie ne s'encombre point de mots;
Mes souvenirs, tels les mouvements de la mer,
Ames en peine, vont, viennent, au gré des maux,
Horizons ensoleillés ou gouffres amers.
Mon monde à moi, le 1er Août 2007.
|