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LES FEUX DU DESAMOUR
Otage d’un désir que je ne connais plus
Je me cogne la nuit aux murs de ton absence
Me battant comme un fou dans l’onde du silence
Pour retrouver la voix de mon amour perdu.
Outrage d’un plaisir d’un hier revenu
Bousculer les ardeurs d’un corps en pénitence
Qui ne reconnaît plus la superbe présence
De celle qui revient, chez toi, ton inconnue.
Embuscade ratée de ce cœur qui paresse
Il se refuse un peu, se contente de tendresse
Laissant filer le temps, les jours après les jours.
Notre amour a perdu ses flammes, ses passions
Il s’endort désormais, amitié c’est son nom,
En s’habillant la nuit des feux du désamour.
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