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Suite de l'Amour n'est pas un jeu, texte 2 qui n'est pas une fin en soit.Ce texte n'est hélàs pas une fiction.
Depuis toujours, l'automne a été ma saison préférée.
Mais de ces deux jours d'octobre, que à Paris j'ai dû passer
Garderai-je encore, ces rêves beaux et colorés d'été Indien?
Où résonneront encore et sans cesse, les paroles de ce médecin?
Philippe avait peur d'aller seul, pour la voir, c'est grand Paris.
Descendus du train, gare du Nord, sous la pluie on héla un taxi.
Lui, ne sachant pas trop ce que ces mots lus voulaient bien dire
Son regard était vague, il ne répondait pas à mes sourires.
"Venir ainsi, à l'hopital! Et sans prévenir, vous n'avez donc pas de coeur"
Nous cria une femme, dans ses excés de frayeur, mais aussi de douleur.
"Elle ne veut plus vous voir, c'est à cause de vous si elle est ainsi!"
Douloureux souvenirs , que ceux de sa mère, nous regardant en énnemis.
Ce n'est que le lendemain qu'une infirmière nous laissa voir Luçy
Pauvre fille , méconnaissable, aussi pâle que les draps de son lit.
" Regardes moi bien, vois, salop, tout le mal que TOI tu m'as fait!"
Mon frère , sous un rideau de larmes, sur le coup, ne savait quoi penser.
Dure, horrible entrevue, que celle de ces deux jeunes qui s'étaient aimés
Mais par ses mots cruels, pleins de haine, elle lui dit de s'en aller.
C'est un jeune médecin interne qui voulut bien nous renseigner ce jour-là
Et c'est la toute première fois qu'on m'expliqua ce qu'était le sida.
L'alchimie mystèrieuse de cette horrible et bien sournoise maladie
C'est aux frimas de janvier, qu'elle s'installa, bien profond, en lui.
Je ne pouvais que contempler, au fil des jours, son allure moins brave
La perte d'appetit, perte aussi du sourire, la vie s'éloigne, le mal s'entrave.
Les longs soupirs de Lucy s'éteignirent un matin venteux du mois de mai
C'est sa soeur qui l'écrivit, disant :"je pense qu'elle vous a pardonnè."
Quant à Philippe, mon frère, survivant inhumain de cette dure épreuve
L'horrible MST prolongea son oeuvre, malgrè les dérisoires stratégies.
Lorsque parfois, je vais le voir et lui porter de ces blanches roses
Je lui parle et je l'interroge, parce que moi, je n'ai pas tout compris
Jamais je ne saurai qui de Luçy ou de lui apporta la malicieuse maladie
Il est trop facile de dire "c'est lui", je ne sais pas , il ne m'a rien dit.
Jeunesse de France et d'ailleurs, sur la plage ou dans l'herbe, penses à toi!
L'amour est beau je sais, mais le petit chapeau vous préservera
Car tu ne connais pas l'avenir, il peut aussi se faire sournois
Et tu sais le sida, il n'y a que les montagnes qui ne le rencontrent pas.
Patrick mon devoir de mémoire texte 7
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