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L'amour, c'est comme ces petits pendules démodés
qui trônaient sur les bureaux il y a quelques années.
Mais si, les balanciers, avec cinq petites billes,
en acier reluisant, suspendues à des fils.
On prenait la première et elles s'entrechoquaient,
frappant celle du milieu qui restait immobile.
Et le mouvement, longtemps, se perpétuait.
Il arrivait aussi, lorsque on lançait trop fort
que les fils s'emmêlent en un noeud tortueux,
puis toutes les petites billes se trouvaient mélangées,
et on ne savait plus laquelle mettre au milieu.
S'il y en a une à plaindre, c'est bien cette troisième bille,
sans cesse assaillie par ses congénères,
qui à chaque balancement transpercent sa coquille,
n'y gagnant à chaque fois qu'une joie éphémère.
Elle passent et repassent, rebondissent sur elle,
l'éprouvant à chaque fois un peu plus dans sa foi
que rester impassible quand les autres s'ébattent
cela ne mène à rien, surement pas à la joie.
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