|
La carte magique
Pourquoi l’ai-je perdue, cette carte murale
Au dessin désuet
Où l'hippocampe ailé de l'Aéropostale
Dans un coin se tordait ?
Au dessus de mon lit fixée par des punaises
Dans ma chambre d’enfant
C’était mon horizon, j’y volais à mon aise
Quand j’avais quatorze ans
Des hydravions ventrus, venus d'une autre époque
Me berçaient de bruits de moteurs,
Et des noms merveilleux aux saveurs d'Orénoque
M’apportaient d'étranges senteurs !
Et je volais, la nuit, aux côtes brésiliennes,
Abordant par Natal,
Survolant Pernambouc, Salvador, Caravelas
Victoria, Rio et Santos !

|