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S’il est une âme
Pourquoi regarder cette pendule qui me martyrise
Et ces nuages sombres comme la misère
Avec cette crainte qui toujours s’aiguise,
Pour m’affaiblir et me jeter à terre.
Oh ! douceur invisible, est ce toi qui régale,
Est ce toi qui murmure au fond de ma chair
En ce jour triste et pâle
Qui ne veut se taire.
Est ce toi qui jamais ne meurt,
Est ce toi qui vole au delà des éthers
Quand viennent mourir sur nos tombes les fleurs,
Et nous montre la lumière.
Puis-je croire que tu es dans mes entrailles ?
Chaque fois le doute me torture
Et résonne comme de sombres funérailles.
Oh ! mon cœur, tu saignes, où est ta blessure ?
Dieu du peut être ou de l’impossible
Pardonne moi car je ne sais pas,
Les âmes ne sont elles que dans les bibles,
Nos corps vides se perdent ils ici bas ?
La douleur n’appartient elle qu’aux vivants ?
S’il est des âmes, je veux croire qu’elles souffrent
De laisser ici bas ce que n’emporte pas le vent,
Et nos corps de se fondre dans un gouffre !
Et si l’âme, Oh ! surprise, était certitude,
Dans les allées célestes m’ennuierais je comme un cénotaphe,
Mon âme serait elle en prélude
A une simple photo que l’on agrafe.
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