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Homme, toi qui m'a montré le chemin, celui de la vie!
Femme, mère aussi, éclats de rire, suspendue comme en sursi.
La vie, cette course qui nous anime, tous, humains anonymes
Un jour de battre le coeur s'arrète, sanglots des bords d'âbime.
Il y a tout juste quatre mois, tous deux vous étiez présents pour elle
Mais qu'est ce qui nous est tombé dessus, pleures ma belle.
Stéphan mon beau père, le premier sans mot dire, quitta le chemin
Jamais malade ou si peu, puis, se ferment les yeux sans lendemain.
Ta compagne, restée seule dans les beaux jours montant d'avril
Forts de notre affection, des semaines avec elle on s'en promettait mille
Mais ce n'était sans compter sur ses propres souhaits et désirs
Rien ne nous laissait croire que vers lui tu voulais secrétement t'enfuir.
Mardi pour la deuxième fois en moins de quatre petits mois
Un joli cercueil devant nos yeux d'ahuris, dans ce trou froid
De l'acier c'est la vision qu'avaient de nous les autres de notre famille
Cassée, comme du verre, l'amour n'y peut rien, la mort gaspille.
Toi ma femme, toi mon amour, le soleil de ma simple vie
Tu te retrouves orpheline, abrutie, sans avoir tout compris.
Dans la beauté du mal, j'éponge tes yeux rougis, de mes lèvres
Je n'ai que mes mots en réconfort, pour calmer cette terrible fièvre.
De l'acier fut Stéphan, mon beau père décédé en avril
Du verre fut Thérèse ma belle mère, partie le rejoindre.
Trop dure semaine qui laissera des montagnes de regret
Fatigué, j'écris quand même, ce que je ne pourai pas oublier.
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