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J’ai dessiné
J’ai dessiné mille visages,
D’une errance imaginaire,
Dans mon cerveau aux tumultueux rouages
Où ma mémoire désespère.
Je t’ai vue regarder le ciel,
Rêvant d’une clameur,
D’une aube au doux réveil,
D’un crépuscule où rien ne meurt.
J’ai vu s’échapper tes larmes
Comme oiseau blessé,
S’enfouir au fond de ton âme
Et, par ton cœur, s’apaiser.
J’ai dessiné mille visages,
Un, plus que tout, m’a touché,
Il rayonnait, sans âge,
Il était celui de l’amitié.
Il est de ces brumes
Enlaçant le soleil,
De ces nuits brunes
Où les tourments s’éveillent.
De ces sourires figés
Retenant l’instant de tous les mots,
De ces sourires obligés
Puisque vivre il le faut.
Alors j’ai déposé
Sur son aimable front
Milles baisers de rosée
Que jamais les roses n’auront.
Pour toi Wendy, mon amie, pour tes coups de gueule
Sur mes écrits tristes, pour ta sensibilité que je sais,
Pour ce voyage poétique que tu fais avec moi.
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