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Des multitudes d'images surgissent parfois du fond de mes souvenirs
Clichés précis qui me laissent songeur ou me font sourire.
Séquences de vie d'un ailleurs qui parfois hantent mes songes.
Aujourd'hui que se sont estompées les folles soirées d'un naguère
Je me sens conditionné par les caprices des saisons, comme transformé.
A peine si j'ose du bout des lèvres baffouiller:"nous sommes en été!"
Le soleil n'a pas voulu se faire tendre, nous refusant une embellie
Alors, au travers la vitre, chaque jour je repense à ce que fut ma vie.
Jeunesse de culottes courtes , non loin de la mer et ses embruns.
A l'intérieur des terres accueillantes, enfant végétal, je me souviens.
Je suis de ces ages où l'enfance revient toquer vivement en mémoire
Comme un rappel au rêve, à l'émerveillement, tissé de belles histoires.
Il me devient indispensable d'être en harmonie avec mes érrances d'avant
Revisiter des anecdotes, les redécouvrir d'un regard, different.
Serein mais sensible je m'embarque dans de longs silences sans écoute.
Plus humble envers moi-même ma pensée devient brillance et fait luire.
parce qu'un grand ciel très lourd m'incite à rester chez moi sans m'enfuir
Et le clocher d'un village oublié de ma pensée ce soir vient de ressurgir.
Ce n'est bientôt plus l'été, la vie continue, charriant mes torrents de pensée
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