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Vois-tu, à cet instant précis,
Ce qu’il t’est possible de voir,
Ce qui était indéfini,
Et flou et vague de ta vie,
Cette impression de chaque soir.
Entends-tu un peu, cette fois,
De cette obstinée mélodie,
Comme une harmonie dans la voix,
Qui joue en permanence en toi,
Véritable, je te le dis.
Respires-tu dans tes poumons,
L’air suffisant pour t’enivrer,
Sais-tu pour toi ce qui est bon,
Respires-tu à profusion,
A pleins poumons pour te griser.
Sens-tu ce vertige parfois,
Au milieu des jours de grisaille,
Ces bien incontrôlables lois,
Qui modifient l’esprit en toi,
D’un espoir, qui devient sans faille.
Vois-tu, à cet instant précis,
Ce qu’il t’est possible de voir,
Ce qui était indéfini,
Et flou et vague de ta vie,
Cette impression de chaque soir.
A 151104
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