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LE CORBEAU NOIR
Il vole chaque nuit, chatouillant ma mémoire
Décidant du moment propice à réfléchir
Il vient m’embobiner racontant son histoire
En effaçant d’un trait un heureux souvenir.
Il est là, chaque soir, debout et dérisoire
M’empêchant de rêver, m’empêchant de dormir
Sur la table il remet le feu dans mon écritoire
Pour laisser divaguer les mots, à n’en plus finir.
Estompant les instants de bonheur sans nuage,
Pour faire revenir les maudits ouragans
Qui bouscule mon cœur l’envoyant au naufrage
En le privant d’amour sur les bords des couchants.
Voilà, mon faux ami, mon compagnon du soir
Lorsque mon âme a mal et ne sait plus aimer.
Voilà mon triste ami, ce triste corbeau noir
Qui hante mon esprit, c’est lui qui va me tuer.
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