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Par moments
Il se voyait sans sentiments
Un amas de gravier et de ciment
En béton, comme un mur
Il en a eu assez
De payer les pots cassés
D’être élu homme mûr
Prisonnier de coeur
D’humanité et de valeurs
Il cherche ailleurs
Un petit espace de liberté absolue
Où il ne serait ni vu, ni connu
Dans le mythe, il est sûr
Il se métamorphoserait en mur
De mûr à mur
Enfin, il est dur
Face au temps
Face aux vents
Il voit passer la vie
Sans envie, sans avis
Ce jour, elle est venue l’araser
Triste, sous son ombre, elle s’est réfugiée
Cette colombe semblait être blessée
Sans doute, on l’a agressée
Malgré, qu’il était de gravier et de ciment
Il a sentit la trahison
A ce mur
A ce mûr
Elle plaignait son cœur
Unique cause de ses malheurs
Naïve, elle a été trahie
Par la famille, par les amis ennemis
Et chaque jour
A chacun, un tour
Ils sont devenus nombreux
Autour de ce mur, les malheureux
Il a eu pitié d’eux
Il les a rendu durs
Il les a transformé en murs
Et chaque matin
On entendait chanter un refrain
Pourvu que cela dure
Vive les murs..
Almostakbil
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