|
Le nez dans les fougères, s'emplit mon corps de toi
Mes mains tremblent, déjà mes yeux perlent de foi
En cet amour qui court autour de BAVELLA
Sur les crêtes sauvages, où tu ne m'attends pas.
Un serpent de brume chahuté par le vent
Monte du vide, traînant un souffle indolent
Les roches au soleil dépoussièrent leur gris
Et tant je t'aime, et tant jubile la vie !
J'écoute le silence escalader les pics
Devinant un mouflon, solitaire des rocs
Le parfum des pins, dans ce décor magnifique
Enivre mon âme, alors que l'écho se moque
Des battements de mon cœur, qui gronde d'émoi.
Le nez dans les fougères, arrachée à tes bras
La muraille rougie par le baiser de Râ
J'égrène le chapelet des heures de bois.
Notre Dame des neiges, immaculée, est là,
Le regard pénétrant, mais pour ceux qui la voient
Un frisson m'envahit, explose sur ma peau
Dieu ! Quelle ferveur, ces dizaines d'ex-voto !
Ici tout est grandiose, et je me sens infime
Une magie descend, en couronnant les cimes
Mon vœu s'envole au ciel, d'un bleu pur et unique
Nous y viendrons tous deux, l'avenir est biblique.
Nous y viendrons tous deux
Rêvons, rêvons un peu
A BAVELLA, le destin
Réunira nos mains….
Juillet 2004 - Les Aiguilles de BAVELLA - Magie d'un instant d'éternité -

|