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C’est un amour « passage »
Qui vient tracer sa voie
C’est un amour rivage
Coquillages d’effrois.
Superbe paysage
Où ondule l’émoi
Aux fleurs un brin sauvages
Qui vit son premier mois.
C’est un amour passage
Dans l'épaisse forêt
De l’enfance ravage
A demi calcinée.
Tel un amour d’orage
Eclairs de feu, sans fin,
Au cœur du marécage
Des souvenirs communs.
Ô ! Qu’il est bien étrange !
Ce nouveau quotidien
Où le présent se mélange
Au passé qui déteint.
C’est un amour pas sage
Grâce, châtiment vain ?
Eclair de foi s’en vient,
C’est un amour mirage,
Qui passe en soufflant
Ses mots auréolants
Aériens et volages
C’est un amour plumage.
Un sursis bienfaisant
Qui vous brûle le sang
De songes récurrents
Qui n’ont pas vraiment d’âge,
C’est un amour qui nage
Sans bouée d’océan
Sirène, ton image
N’est qu’un rêve indolent.
De cet amour passage
Peins l’horizon de blanc,
Ses habits de lumière
Vêtent ton cœur d’enfant,
Tremblant dans la chaumière
Là, sous le toit des ans,
Les mains sur les paupières
Rougies d'azur violent. 
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