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Le long de mes chemins de hasard, j'y ai croisé mes doutes
Ces instants suspendus, presque irréels entre fièvre et ennui
Aux portes des interdits, que, hésitant, j'ai rarement franchi.
Petit bout d'évasion lorsque l'on dévie volontairement de la route.
Le long de mes chemins de hasard, j'y ai croisé la belle amitié
La vraie, non empreinte de tiédeur loin du banal chacun pour soi
Dans ces années Marine, unis par les flots, subissant ses choix
Une myriade d'escales enchanteuses aux cultures diverses à glaner.
Le long de mes chemins de hasard j'ai survécu aux amourettes
Parfumées d'eau de rose, mais qui rendent aveugles et sourds.
Insignifiants clichés, surgit d'un lointain rêve, bien trop lourd
Une fille dans chaque port, baliverne, ceci n'est que sornette.
Le long de mes chemins de hasard, s'est dressé le mur de la phallocratie
Incompréhensibilité humaine où toujours le mâle domine seul, et tout.
Où les crétins fécondeurs jouent aux protecteurs amoureux et jaloux.
Au royaume d'utopie nâitront les créateurs du mot démocratie.
Le long de mes chemins de hasard, j'y ai semé des fleurs de réfléxion
Où fleurissent les "qui", où odorent les "quand" ne comprenant pas "quoi"
Après moi la poussière, de mes écrits solitaires, qui se souciera de moi?
Je ne me pose pas la question, car ni moi ni l'autre n'avons la solution
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