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Je pouvais bien ramer
L’océan s’en était allé
Même le vent m’ignorait
Et ne soufflait du bon côté
C’était pas une auberge non plus
Et le bleu de ses volets avait disparu
Et comme ils avaient jeté la clé
On a dû la débaptiser
Pourtant crois moi
Rien inventé de tout cela
Tout cela existe bel et bien
Et tu y trouveras toujours du pain
La table s’allonge à volonté
Si par hasard tu vas du bon côté
D’ailleurs elle ne croit pas au hasard
Elle dit que ce qui est écrit, arrive tôt ou tard
Je ne sais si je dois la croire
Quand murmure la guitare
Et que les chiens paressent
En quête de caresses
J’imaginais tant de chemins
Qu’il aurait pu m’attendre en vain
J’avais pourtant verrouillé mes fenêtres
Portes et volets afin de disparaître
J’ai dit tant de choses pour rien
Passer le temps, rêver un brin
Comme une berceuse, une quête
Qu’a chanté un si grand poète
L’auberge ou qu’importe son nom
Existe sans autre façon
La vie chante la bohème
Quelqu’en soit le thème
J’y suis passée et j’y reste
Mes contes plein la tête
Veux tu que je te dise ?
Le temps ici s'enlise
Nuit après jour, la paix
Tel un bateau amarré
Veille comme ce vieux phare
Où ne s'éteint jamais l'espoir
M.
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=aplumedelle
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