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Une saison s’étire et sombre au clair de lune
Si pâle au raz d’un flot boueux qui s’épaissit.
S’il me fallait le joindre, aurais-je, où s’amincit
Uniquement le flou d’un été, l’infortune ?
Unie à quel démon, une épine importune,
Cible, mon âme à vif, sous le vent qui forcit,
S’imagine en automne, à la longue noircit
Uniformes les jours, comme emplis de lacune.
Qu’advienne en fin la nuit, que cesse mon tracas !
Catastrophe à l’aurore, une pluie, un fracas
Assailliront le sol soumis aux Saints de glace ?
Vers quelle saison vais-je et pourtant tout est vert ?
Assez ! Ces cieux, ce froid, se peut-il qu’on s’y fasse ?
Verra-t-on seulement, l’azur en plein hiver ?
Vivre au coeur d'un "chemin" est mon plus bel amour
Gigi
Illustration: "Lune rousse" de Cécile Veraherer
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