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J'aime assembler ces images,clichés de mon passé
Jusqu'à en former un long trait, de souvenirs
Un filament d'espoir,vers qui, toujours m'y reconduire
Et j'y entends de nouveau les rires que je pensais, effacés.
Je m'enfonce profondement dans cette forêt de songes
Remontent en mes narines les odeurs enivrantes de la terre
Juste après la pluie, se mariant au vent glacé d'hiver
Ame dans tous ses états, dans laquelle, sans cesse, je plonge.
Il est indéniable que de nos jours l'on vit un peu trop vite
Regards posés sur la pendule qui à force d'égrenner nos minutes
A laissé passer beaucoup de nos années sans un but.
Loin de ce siècle nouveau, l'on souhaiterait parfois, la fuite.
Souvenirs de jeunesse où je passais mon temps à rêver de vieillir
Impétueux, comme bon nombre de jeunes, l'impatience de la jeunesse
Otage de mon apparence qui pensais que le sablier avait des faiblesses
Jeune parcours d'une longueur insupportable qui fait souffrir.
La prime adolescence,celle où l'on puise toute notre vertu
Celle qui construit les fondations de ce qui sera " mémoire"
Où l'on stocke les rêves, où l'on entretient son histoire
Méticuleux engrenage que le cerveau humain,rarement repu.
Mon âme dans tous ses états sait ce qui ne cicatrise pas
Les blessures de l'enfance, celles qui ne se referment jamais
Elles se font oublier, le temps de nous laisser grandir quelques étés
Puis resurgissent plus tard, effaçant le sourire, parfois.
Mon ame dans tous ses états a reçu comme douce mission
D'écrire sans relàche, mes épanchements sans autre solution.
Fertilisée de mots pleine de doutes et d'interrogations
Mon ame dans tous ses états,ne demande aucune forme d'admiration.
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