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A
La
Manière
Des pluies
Après une guerre
Profondément atroce
Détachées des nuagues
Epaisses et grasses
Déléguées sur les artères
Emportant carcasses, maux,
Pneus enflammés, bottes déchirées
Bras amputés, sangs coagulés
Jusque vers les mers lointaines
Ainsi
La sueur franche
De ce baiser
Profond et chaud
Semblable à la bave
De la mer des antilles
M'inonde, m'abreuve, m'apaise
Me lave ... puis me libère
Du joug de mes sales rancunes ...
De mes tristesses ...
De mon agonie ...
Tu m'es vraiment la nette thérapie
Frantz Le beau
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