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Tu vois petite, il y' a bien longtemps
Se cachait un endroit ou l'homme était heureux
Heureux mais…on s'était dit de vivre des milliards d'années,
Mais d'années en années on a tout oublié On a tout gâché...
Du fin fond de mes chimères, j'aurai aimé vaincre ces démons
Monde solitaire, monde amer, moi j'avais une terre
Belle elle était ma raison, mais l'homme remplit de haine
L'a nourrit de son poison, et elle s'abreuva
D'horreur puis trébucha, ma colère est entière
Dans ce monde de soumissions, On s' oubli, on subit, on périt...
Vivre en liberté, caressant ton visage, tout ça, ça n'a pas durée
En jouant avec le diable, ivre sous l'orage
On oubli d'exister, trainant nos corps à la décharge
Libre comme des otages, rêvant de s'échapper...
Mais vidés de ses couleurs, nos rêves pourtant étaient bien meilleurs...
Tu vois petite cet endroit fabuleux l’homme n’en a jamais pris conscience Obstiné de destin toujours plus prodigieux en oublia sa terre sa mère… Maintenant qu’il est bien trop tard essaie toi de n’pas oublier Qu’un destin ne s’éteint pas par hasard a toi de n’pas l’oublier
Terre, pauvre terre, miroir de lumières, aux reflets amers
Je t’ai regardé pourrir en nos mains quel est ce mauvais destin?
Mère qu’on n’a pas su respecter, moi je n' t’oublierai jamais
Pourrit par le virus homme, aveuglé par son rêve pétrole
Vidée de toute sa splendeur, ton âme subsiste en nos cœurs...
Légende, tu deviendras légende, légende, tu n'es plus qu'une légende...
C’est d’elle que tu parles souvent la terre ? Les gens étaient tous heureux la bas ? Pourquoi ils n’avaient pas d’argent ? C’est quoi le pétrole ? Pourquoi ils sont morts de faim ? Ils faisaient toujours la guerre ? Une guerre nucléaire ? Des bombes atomiques ?
Du fin fond de mes chimères Monde solitaire nos destins ne s’éteignent pas par hasard Libre comme des otages… il est déjà tard… bien trop tard, bien trop tard…
Mais vidés de ses couleurs, nos rêves pourtant étaient bien meilleurs...
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