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CE LUGUBRE CRI
J’entends chaque nuit le suintement d’un corps
A qui l’amour fait don d’un moment de tendresse
Le râle d’amoureux bercé par la caresse
Qu’une main fait glisser encore et plus encore.
Doucement le désir qui se sent le plus fort
Augmente ses assauts, attise l’allégresse
Allant jusqu’à l’extase et prenant sans paresse
Tous ces instants volés chez ce coquin de sort.
En mélangeant les peaux dans une folle étreinte
Le bonheur étouffés dans la lugubre plainte
D’une âme qui n’a plus envie d’aller plus loin.
Macabre est le plaisir au fond de la détresse
La belle ne veux plus et n’aura que de cesse
D’accueillir la mort au bout de son chemin.
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