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L'été s'étire d'un élan bien paresseux
Je m'allonge près de lui, au lit de tes yeux
Le cerisier m'enveloppe de sa verdure
Les bourdons rôdent sur la lavande bleu-mûr.
L'absence encore, tournoie et me harcèle
Libellule, envole tes diaphanes ailes
Vers l'étang de son âme où tu es née un jour
Un beau jour d'automne, au parfum de l'amour.
Drôle de mine ce crayon noir, sans tes mots
L'air respire-t-il encore, tout semble figé ?
Rien qu'un avion qui tatoue le ciel, tout là-haut
Ma solitude, la chaleur, c'est vraiment trop !
Mon regard s'embue d'un nuage menaçant
Mon cœur étreint ton prénom, folie d'un instant
Qui dure, s'éternise, depuis trois printemps
Jusqu'où irons nous, ô toi qui n'es mon Amant ?
Dans la valse des rêves, nous tournons souvent
Enlacés jusqu'à l'aube aux frissons caressants
Fusion des âmes, des corps combien implorants !
A la fin du bal, tu t'enfuis, évanescent.
Ma langueur s'étire d'un élan paresseux
Allongé près de moi, je t'imagine un peu
Le cerisier nous regarde d'un œil vert pur
Un bourdon s'ébat sur la lavande bleu-mûr.
08/2004 (Quelque part dans les Yvelines....)

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