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Dernier samedi de septembre,
Dernier jour de l'été,
C'est journée de marché,
Comme chaque samedi
Depuis les temps les plus reculés,
Dans cette petite ville
A l'histoire mouvementée.
Savourer cette vie du samedi
Oblige à mettre le pied à terre
Quand le soleil à peine éclaire
Et que les silhouettes sortent de la nuit.
Même si c'est au prix de quelques efforts
Qu'il faut se tirer du lit,
Le spectacle qui bientôt s'offre
Fait oublier la douceur de l'intérieur.
Promenade dans les rues encore désertes
Où les quelques affairés
Accrochés à leur panier
Tout comme moi convergent
Vers la place du marché .
Passage obligé : la traversée de la Vendée.
C'est la première pause
Sur le pont qui enjambe ses eaux.
Bonjour au pêcheur
Qui surveille ses lignes
D'un air rêveur.
Les couleurs du soleil
Sur nos vieux remparts encore debout
Interpellent l'oeil du passant.
Chaque maison joue avec son reflet
Qui s'enfonce et ondule
Dans cette eau qui court
Depuis toujours.
La pause est terminée,
la rêverie reprendra son cours
Quand samedi prochain sera arrivé.
La place du commerce s'active
Les marchands s'installent
Fruits et légumes sur les étals,
Et déjà les bonnes odeurs
Sortent par les portes des halles.
Le panier se remplit,
Habitudes et habitués se retrouvent,
Et c'est comme ça chaque samedi !
Moment de simplicité,
De partage et de complicité,
Entre tout ce petit monde
Au coeur de la cité .
Mais, il est déjà neuf heures,
L'heure de rentrer
Car avec ma panoplie de pains frais,
Je suis très attendue
Pour le petit déjeuner !
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